Image2.jpg

UN POEME OUVRE NOTRE PROJET
 
UN POEME DE KIDOU DE L'ADAGH,
(cité par Hélène Claudot Hawad ) 
 
" LE DESERT, JE NE LE VENDS PAS"
  
Le désert,
Je ne le vends pas,
Je l'aime.
Je ne renonce pas à sa sueur.
 
Je ne m'assieds pas dans les réunions
Qui parlent de son départ
Cela sera ainsi jusqu'à ce que mes os
Se mêlent à ses cailloux.
 
Compagnons, aidez-moi
Nous allons rassembler ses rocs
Pour bâtir un jardin
Où nous ferons la sieste
Sous son ombre.
 
Le désert,
Je ne le vends pas
Je l'aime
Je ne renonce pas à sa sueur.




Ce voyage de 14 jours a permis à dix élèves d’horticulture encadrés par quatre adultes de participer à une action d’aide humanitaire… Immergés parmi la population du village d’Akoubounou composée de Touaregs, de Peuls et de Haoussas, ils ont découvert que le manque d’eau était au cœur des préoccupations de ce peuple. Leur travail en collaboration avec les nomades a consisté à réaliser un potager de près de 1 ha, planter une cinquantaine d'arbres fruitiers, participer au recensement de la population de la commune sur un échantillon de 50 familles, et participer à la réalisation d'un puit.

 

 

Image1.jpg



Le jardin
Notre présence n’était pas tant de conseiller des pratiques culturales déjà bien connues des locaux, mais d’impulser une volonté de production à long terme. Les enfants de l’école ont été mis à contribution. Encadrés par les élèves du lycée, ils ont planté des légumes qu’ils verront croître et qu’ils pourront consommer. 
Le jardin potager d’Akoubounou est chargé de palier aux carences alimentaires de la population. Bien entendu, sa pérennité est directement liée à la disponibilité des ressources en eau.   
La zone cultivée est donc située en contrebas du captage. L’irrigation des planches est rendue possible grâce à un système de canaux. L’eau y est dirigée par gravité. 

.
.

Image3.jpg



Les touaregs
Population autochtone du Sud du Magreb : Libye, Algérie, Maroc, Mali, Mauritanie, Niger avant les invasions arabo musulmanes.
Ce sont des peuples nomades et guerriers.
Avant leur conversion à l'Islam, ils étaient de croyance animiste.
Les Touaregs possèdent leur propre écriture, un système quasi idéographique , appelé « tifinagh », qui rappelle l' ancienne écriture libyenne et dériverait de l' écriture phénicienne de l' Antiquité.
Pour communiquer entre eux, ils utilisent généralement le « tamajeq ». 
Ces hommes ont conservé leur extrême réserve ancestrale, et se couvrent encore actuellement le visage d' un voile ne découvrant que les yeux: toutes les tribus vivant dans le désert s' enroulent un chèche sur la tête pour se protéger du sable et des rayons ardents du soleil .Cette bande d' étoffe que les Touaregs se nouent en turban mesure parfois plusieurs mètres.  
Ils portent sur le côté un sabre d' une lame d' environ un mètre, et enfilent par dessus leurs vêtements une vaste gandoura qui flotte au vent. Elle est généralement de couleur bleu indigo, et décolore sur leur peau, d'où leur appellation d' "hommes bleus ".


Image4.jpg


Les méharis
 Symbiose de l’homme et de l’animal, touaregs et méharis (dromadaires mâles de course) parcourent l’immensité désertique.  
La sédentarisation du valeureux peuple guerrier touareg ne lui a pas fait oublier ni la valeur de l’animal, ni son dressage qui nécessite 4 à 5 ans de travail.   
Animal très résistant, plus petit que le chameau absent du continent, il peut porter jusqu’à 300 kg. 


Image1-copie-1.jpg

Les habitations
  La multitude des formes des habitations et des matériaux employés telles les tentes en peaux, les hangars, les constructions en banco, les huttes, …traduisent la diversité tribale qui compose la population nigérienne.
Dans le seul village d’Akoubounou se côtoient ainsi Touaregs, Peuls et Haoussas. 
.
.

Image2-copie-1.jpg



Les constructions en banco 
Le banco est un matériau qui sert à édifier les murs des maisons et des abris à grains. Il est fabriqué avec un mélange de terre argileuse, latérite sableuse, paille hachée et bouse de vache. Les briques sont moulées puis séchées au soleil de préférence pendant la saison sèche, lorsque le vent solidifie plus vite la glaise.



Les hommes et l'eau
« Celui qui ne connaît pas le désert ne connaît pas la valeur de l’eau ».
Au village d'Akoubounou, la recherche de l’eau, bien trop rare, est une activité incessante, pénible… Les jeunes enfants qui n’ont pas la charge de troupeaux partent à dos d’âne ou sur des charrettes, pour remplir des bidons de 25 litres. Le poids de leur souffrance est celui de leur survie. Alors que nos enfants se rendent à l’école, nombre d’entre eux parcourent plusieurs kilomètres jusqu’au seul forage du village.
.
.

Image8.jpg


La remise des diplômes 
Chaque étudiant s’est vu remettre un diplôme lors de la cérémonie officielle organisée en notre honneur, pour avoir participer aux travaux de plantation.
Celui-ci apporte une véritable reconnaissance que chacun pourra faire valoir dans son C.V.

 

Par Lucy
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Octobre 1996 : 1er voyage de 2 professeurs et du proviseur adjoint du Lycée Chérioux au Burkina Faso, à l’occasion du SIAO
 
Juillet 1997 : 1er chantier de reboisement par des élèves de la section horticulture à Zogoré, projet « Cinq contre la désertification »
 
Février 1998 : Création théâtrale d’élèves du Lycée Chérioux avec la troupe Wamdé de Ouagadougou – « Horizon Afrique »
 
Mars 1998 : Création de l’association « Jeunes France Afrique »
 
Juillet 1998 : 2ème chantier de reboisement à Zogoré, « Un arbre contre le désert »
 
Juillet 1999 : 3ème chantier de reboisement, « Une forêt pour Zogoré »
 
Juillet 1999 : « Construire la terre », voyage d’étude architecturale au Burkina Faso par des élèves de la section BTS Architecture d’Intérieur du Lycée Chérioux
 
Juillet 2000 : « Burkina 2000 », culture de la spiruline à Koudougou en horticulture
 
Octobre 2000 : Voyage de professeurs à l’occasion du SIAO,  projet « Seegtaaba »
 
Février 2001 : « Construire la terre 2001 », stage de formation à la construction en BTC (brique de terre comprimée) au Lycée Technique de Ouaga et à Koudougou
 
Février 2002 : « Construire la terre 2002 », construction en BTC d’un centre de nutrition à Zogoré
 
Février 2003 : « Images d’ici, Images d’ailleurs », projet cinéma à l’occasion du FESPACO (festival de cinéma) à Ouagadougou par des élèves de 1ère
 
Février 2004 : « Les jardiniers du désert », maraîchage au Niger par des élèves d’horticulture avec l’association Nourriterre
 
Février 2005 : « Tisser des liens », projet artisanat par des élèves de BTS Design d’Espace avec une association d’artisans burkinabés, Napam beogo
 
Février 2006 : « Niger 2006 », 2ème projet de maraîchage au Niger
                          « Une porte ouverte vers les autres… », réalisation en commun d’un portail automatique au LTO par les sections électrotechnique des deux lycées
 
Décembre 2006 : «Construire avec les touaregs », construction en terre d’un centre culturel au Niger par des élèves de BTS Design d’Espace
 
Février 2007 : « Irriguer et planter à Akoubounou », maraîchage et pose de compteurs d’eau par des élèves des sections professionnelles horticulture et plomberie au Niger
Par Lucy
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

  • : Le blog de l'association Jeunes France Afrique
  • Le blog de l'association Jeunes France Afrique
  • : Jeunes France Afrique, association loi 1901, a pour but de promouvoir les échanges culturels, techniques et pédagogiques entre les élèves du lycée Chérioux de Vitry sur Seine (94) et les jeunes du Burkina Faso et du Niger. - Contact: Jeunes France Afrique, 195 rue Julian Grimau, BP 210, 94408 Vitry-sur-Seine Cedex - Mail: lac-jfa@wanadoo.fr - Tél : 01 45 12 87 87
  • Retour à la page d'accueil
  • : association Afrique solidarité lycée Chérioux Voyages
  • Partager ce blog
  • : 28/09/2007

Catégories

Calendrier

Juin 2012
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30  
<< < > >>

Recherche

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus